Avertissement

Ce blog est à but purement humoristique et n'est pas à prendre au 1er degré...

Toute ressemblance avec des personnes existantes serait pure coïncidence...

Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 20:55

Vous m'excuserez ce jeu de mot plutôt pitoyable, mais tout d'abord, j'annonce la couleur : je ne suis pas raciste, ne l'ai jamais été, et n'ai même jamais compris en quoi la différence de peau/sexe/ethnie/religion/coutumes pouvait être un problème.

Depuis gosse, j'ai eu des copains "multicolores" et je n'ai jamais vu de différences entre nous.

C'est comme ça, c'est en moi.

 

L'une des premières choses que j'ai inculquées à mes enfants, c'est que peu importe la couleur des gens, l'important est de s'entendre avec eux. Et que si nous étions tous de la même couleur, le monde serait bien terne.

 

Ces bases étant posées...

 

L'autre jour, j'ai eu ce que je nommerais le "débat sans fin", où chacun campe sur ses positions en étant persuadé que son opinion est la bonne et que rien ne pourra le faire changer d'avis.

 

Il était au départ question d'avoir des enfants, de ne pas pouvoir en avoir, et j'en suis venue à raconter une certaine anecdote.

Quelqu'un de ma connaissance, stérile (pour son plus grand malheur, et elle a toute ma sympathie à ce sujet), s'est tournée vers l'adoption pour avoir enfin le bonheur de devenir mère. Choix que je comprends, car le désir de devenir Maman prend toutes sortes de formes.

Elle attend d'avoir enfin LA bonne nouvelle, qui lui dira que, quelque part, quelqu'un l'attend.

Ce qui m'a choquée, outrée, et m'a fait quitter la pièce sur-le-champ, c'est une remarque qu'elle a faite. Elle ne veut pas d'un enfant "de couleur". Elle ne veut pas d'un "nègre, parce que j'ai peur des nègres". J'aurai hurlé si j'avais pu.

Scandalisée qu'on puisse sortir une horreur pareille.

 

Là-dessus, l'un de mes interlocuteurs remarque "Moi je la comprends. Si j'adoptais je voudrais pas d'un noir ou d'un arabe."

 

Les deux autres personnes présentes lui répondent, comme moi "Mais si tu veux vraiment un enfant, peu importe la couleur, ce sera ton enfant". Là-dessus, cette personne est sortie, parce qu'elle sentait qu'elle ne nous ferait pas changer d'avis.

 

Sur ce, la conversation embraye sur le racisme. Mes deux interlocuteurs restants m'affirment n'être pas du tout racistes.

Et puis de toute façon, si on adopte un enfant noir, et qu'on l'élève comme nous, y'a pas de problème.

Et puis c'est vrai, quand on regarde les émeutes à la télé, c'est toujours "eux" (comprendre "les gens de couleur"...) qui foutent la merde.

Même si c'est flouté, hein, on voit bien qu'ils ont la peau foncée.

Et puis c'est pareil, regarde, pourquoi je suis obligé de manger hallal quand je vais chez Quick ? Et puis ce qui me dérange vraiment, c'est les mosquées, on en voit partout !

 

Je les laisse dire, muette.

Et puis quand ils m'ont demandé mon avis, j'ai répondu que je ne voyais pas où était le problème. Que moi, je peux manger hallal, alors que les musulmans pratiquants, eux, ne peuvent pas manger autrement qu'hallal. Alors puisque ça ne change rien pour moi, pourquoi ne pas faire des plats que tout le monde pourra manger ?

 

Et que non, les mosquées ne me dérangent pas plus que les églises, ou les temples, ou les synagogues. M'en fous. Suis athée, mais pour moi il est important que chacun puisse suivre son culte dans un lieu adapté.

Et oui, dans ma ville il y a une pétition pour la construction d'une mosquée, que nous avons signée, et nous avons même donné un peu dans la tirelire des dons.

Parce que non, pour moi ce n'est pas un problème.

 

La réponse a fusé : "Mais on est en France, la France c'est le catholicisme!".

 

Non, la France, c'est le pays des droits de l'Homme, c'est aussi le pays qui est allé chercher les aïeux des jeunes maghrébins d'aujourd'hui chez eux, pour leur faire faire le boulot que les gentils petits blancs ne voulaient pas faire.

La France, c'est le pays où chacun devrait avoir le droit de vivre sans qu'on lui reproche sa couleur ou son origine.

 

Je ne juge pas ces gens qui se gaussent de n'être pas racistes, mais qui le sont au fond.

Seulement je ne les comprends pas.

Des cons, il y en a partout, de toutes les couleurs. Et de grands hommes aussi.

Par A Life Less Ordinary
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 12:27

Les petits conseils du jour, en version brève...

 

Conseil n° 1:(ou comment apprendre à balayer devant sa porte...)


Toi qui est toujours trèèèèèèèèès malheureux. Toi qui a l'impression d'être laissé pour compte. Toi qui ne comprends pas pourquoi parfois tes petits camarades partent manger sans te prévenir...

 

Il faudrait peut-être que tu commences à penser à prévenir aussi les autres quand tu pars manger sans eux.

 

Surtout si vous êtes en nombre réduit et que quelqu'un se retrouve à manger seul devant son écran...

(et qui lui, s'en fout !!)

 

 

 

Conseil n°2:

 

Toi, qui est peigné comme un dessous de bras n'ayant jamais connu les joies de l'épilation... Toi, oui, toi...

 

Evite de faire des remarques sur la coiffure de tes camarades de bureau...


Parce que, vraiment, FRANCHEMENT, ça me donne des envies de militer pour la nomination du lancer d'agrafeuse en pleine face comme discipline olympique !!!

 

 

C'est tout... pour le moment (comme dirait l'autre).

Par A Life Less Ordinary
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 17:37

Je me suis retrouvée au poste que j’occupe par hasard.

 

Enfin, disons plutôt que ce sont les aléas de la vie qui m’ont amenée derrière ce bureau, à faire un métier pas désagréable, mais pas des plus épanouissants non plus.

 

Je n’ai pas fait d'études particulièrement poussées dans le domaine du secrétariat, ni pris de cours d’informatique, ni fait d’études particulières qui m’auraient amenée à être assistante aujourd’hui.


Je ne suis pas dotée d’un QI extravagant, même si j’aime à penser que je suis bien loin d’être bête (on se flatte comme on peut).
Quand je ne sais pas quelque chose, je me renseigne, simplement. Je pose des questions, je prends des notes, je fais des recherches.
Je fais en sorte que ce qui me bloque une fois ne puisse le faire une seconde fois.

C’est de cette manière que je sais comment utiliser un tableur de façon optimale, voire plus ; que je sais comment brancher un fax et éventuellement programmer des numéros dessus ; c’est aussi de cette manière que, sans faire d’études particulières, je sais remplir un recommandé, et changer le toner du photocopieur.

Sauf que, au regard de certains, ce sont des tâches particulièrement ardues, et incompréhensibles.


C’est pour cela que, régulièrement, dans mon bureau débarquent des gens penauds, venant vers moi en affichant un petit sourire contrit, et me disant : « Il y a un bourrage sur le photocopieur » ou « Le fax clignote, pourquoi ? » , « Pourquoi je n’ai toujours pas mon accusé réception ? », ou encore « Mon client n’a pas reçu son courrier, pourquoi ? », « Comment on remplit un recommandé ? ».

J’ai même eu droit à une belle séance de bricolage lorsque le chef a ramené 9 chaises de bureau de chez le Suédois. Je pensais bêtement que chacun allait s’occuper de sa chaise, vu la facilité de montage dudit objet (4 vis à poser…).

Je vous laisse imaginer qui a dû monter tout ce beau mobilier… (« bah oui, moi je sais pas faire !! »)

C’est comme cela que je me suis aperçue que, sans m’en rendre compte, j’avais obtenu un Master ès TOUT !!

Donc, si vous avez un problème concernant La Poste, les fournitures de bureau, les photocopieuses, l’orthographe, la météo, le bricolage, la téléphonie, le rechargement des stylos ( !!)… n’hésitez pas à faire appel à moi !!

casper@jesuisuneperle.com

Par A Life Less Ordinary
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 21:54

Non, rien de salace, rien de graveleux...

Mais aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un aspect "bizarre" de ma personnalité.

 

Tout le monde a pu voir un jour ou l'autre l'une de ces émissions où l'on voit le protagoniste du reportage à bout de nerfs, épuisé, en larmes, désespéré... tout ça, à cause des tocs.

 

Il y a un bail maintenant, quand je voyais ces émissions, quand je voyais ces gens littéralement bugguer pour une connerie, pour un détail sans importance à mes yeux, je me disais deux choses : d'une, ils devaient vivre un enfer; de deux : mais pourquoi est-ce qu'ils ne se raisonnaient pas ??

 

Pour moi, vu de l'extérieur, la solution à leurs problèmes sautait aux yeux : il leur suffisait de se secouer un peu, et de passer à autre chose.

 

 

Je crois que parfois le karma nous joue des tours, et qu'il vous revient parfois en pleine tête.

Parce que depuis quelques années maintenant, j'ai des tocs.

Alors bien sûr, à mon niveau, rien de dramatique. Sauf que parfois, je buggue aussi.

 

Ca a commencé simplement. Avec la portière de ma voiture. Je sors de la voiture, ferme la porte à clé, m'éloigne. Et d'un coup, le doute : j'ai fermé ou pas ?

Donc, je retourne à la voiture. Une fois. (la première fois)

 

Et puis j'oublie.

Et ça recommence, une autre fois. Sauf qu'il est 10h du soir, et que ça m'angoisse VRAIMENT de ne pas être certaine d'avoir fermé la voiture à clé.

Et ça continue, une autre fois encore. Sauf que, ce coup-ci, c'est mon homme qui sort de l'appart à ma place pour aller vérifier. Parce que je sais que si c'est moi qui vérifie, je ne serais pas certaine de l'avoir fait.

 

Et ainsi de suite. Un jour, je me mets à bugguer sur les plaques de cuisson. Parce que le matin, j'ai allumé la plaque, m'en suis servie, l'ai éteinte. Mais c'est le moment de partir de la maison, et on ne sait jamais, si je ne l'avais pas bien éteinte, s'il se passait un truc, une étincelle, une surchauffe, que sais-je ?? et que l'appart s'envole en fumée...

 

Je buggue aussi sur les serrures de ma porte d'entrée. Je suis capable de tourner la clé encore et encore dans chaque serrure (heureusement, je n'en ai que deux...) de ma porte sécurité (qui donc ne PEUT PAS s'ouvrir de l'extérieur...) pour vérifier, être sûre et certaine, être intimement persuadée que j'ai bien fermé, et que rien ne peut arriver à mon chez moi.

Je tire sur la poignée plusieurs fois, pour être sûre.

Je vais jusqu'à me faire mal aux doigts, comme ça la douleur qui persiste jusqu'en bas de l'immeuble m'aide à me convaincre que OUI, j'ai bien fermé.

 

Quand je sors de ma voiture, je ferme à clé. Je tire sur la poignée de ma portière. Et je fais de même sur toutes les poignées.

Je vérifie même que j'ai fermé le coffre (on sait jamais !!); et je pousse sur la voiture, des fois que j'aurais oublié de serrer le frein à main (que soit dit en passant je serre à fond comme une idiote, pour être sûre... ce qui me vaut des efforts surhumains pour le desserrer en reprenant la voiture...)

 

Et quand je m'éloigne, j'ai toujours un doute... comme si je ne savais pas que OUI, j'avais fait le tour.

 

Mon pire "bug" à ce jour, qui m'a angoissée au point de me retrouver dans la rue quasi en larmes, en panique totale, obligée d'appeler mon homme à mon secours... c'est en laissant mon petit gars à l'école.

J'ai établi une routine, qui me rassure.

Je l'emmène jusqu'à la grille de l'école, et je le laisse rentrer, je le suis du regard du préau à sa cour. Et je laisse passer une petite minute, pour  être sûre qu'il ne ressorte pas. Ce qu'il ne ferait pas, dans tous les cas, et ce que la maîtresse de service auprès de la grille ne le laisserait pas faire. En aucun cas.

 

Mais si je ne le vois pas, et pire, si ma princesse ne me confirme pas qu'elle l'a vu rentrer dans la cour, je suis super angoissée.

Et un matin, peut être parce que j'ai perdu du regard à peine 3 secondes mon petit garçon, j'ai angoissé.

J'ai emmené la petite jusqu'à sa classe (là au moins, pas d'angoisse!) et quand je suis ressortie, j'ai guetté la grille du grand, en essayant de me rappeler si oui ou non je l'avais bien emmené.

Une partie de mon cerveau me criait que j'étais débile, que je n'aurais pas pu faire autrement qu'emmener mon petit homme en sécurité jusqu'à son école.

Et l'autre n'arrivait pas à se persuader que c'est ce que j'avais effectivement fait.

 

Alors la conversation avec mon homme, ça a donné un truc du genre : "je n'aurais pas pu ne pas l'emmener à l'école ? t'es sûr, hein, je n'aurais pas pu l'oublier ? et il n'aurait pas pu ressortir, hein? c'est sûr ? t'es sûr que j'aurais pas fait ça, hein ? j'aurais pas pu oublier, hein?"

Autant vous dire que j'étais mal, très mal.

Avec toujours cette voix qui me hurlait dans la tête d'arrêter mes conneries.

Et cette autre voix, tellement apeurée, qui ne voulait rien entendre.

 

J'ai buggué méchamment un soir aussi... mon homme était de sortie, j'étais seule avec les enfants.

Au moment d'aller me coucher, je vérifie que la porte de l'appart est bien fermée. (la porte que mon homme a pris soin de fermer à clé avant de partir, hein, je le sais, je l'ai entendu quand il est parti...)

Je pars vers ma chambre, me prépare à me coucher.

Et repars vérifier la porte.

Et retourne vers ma chambre.

Et repars.

Et re-vérifie.

Et repars. Mais n'atteins pas la chambre. M'arrête de l'autre côté de l'entrée (soient à peine 3 pas) et retourne vérifier.

J'ai dû faire ça une bonne vingtaine de fois.

Impossible de m'en empêcher.

Et ça donnait une scène terrible, où on voyait une espèce de flippée faire des aller-retour à sa porte d'entrée, vérifier que tout était fermé, se dire à mi voix "c'est bon, c'est fermé, arrête !!!!".

 

Horrible.

Terrible.

Infâme à vivre.

Parce que sentir qu'on a une partie du cerveau qui est totalement incontrôlable à ce moment, c'est une sensation infecte.

On se sent mal, diminuée, moins que rien. Incapable de se dominer.

Tout en étant parfaitement conscient de ce qu'on fait, et de la débilité profonde de ce qu'on fait.

 

 

J'ai une chance que certains n'ont pas, toutefois. Je sais parfaitement pourquoi mon cerveau buggue.

Contrairement à d'autres, il n'y a pas d'histoires terribles de "si je n'allume pas 5 fois la lumière, ma famille mourra dans d'atroces souffrances".

Rien de mystique dans mon cas, pas de nombre, pas de croyances bizarres.

Je sais d'où vient mon problème, et je m'en accommode. Un jour, je sais que je n'aurais plus ces bugs.

 

 

Alors au final, pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ?

Parce que, même si je suis la première à rire de mes conneries, à me trouver débile de les faire... je sais qu'en période de stress, de fatigue, je ne contrôle plus ces pulsions idiotes.

Mais dans mon cas, même si ça me bouffe, ce n'est rien. Que dalle.

Ma vie n'est pas un enfer.

 

Mais ceux de qui on rit à la télé, ceux qu'on n'arrive pas à comprendre, eux vivent un enfer.

Et parfois, il suffirait juste de se dire que ça peut nous arriver, pour arrêter d'en rire. Et compatir 5 mn.


Par A Life Less Ordinary
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 17:22

Aujourd'hui, Casper a pris une pause déjeuner prolongée.


Aujourd'hui, Casper avait prévenu sa collègue, qu'elle prenait une pause déjeuner prolongée.


Aujourd'hui, les clients n'ont pas eu de courrier.

 

 

Note pour la prochaine fois : quand on est face à quelqu'un de buté et autiste de la machine à affranchir, penser à préparer le courrier AVANT de partir déjeuner...

Par A Life Less Ordinary
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